BONJOUR NEW-YORK!

BONJOUR NEW-YORK!
Bienvenue sur Carrydawn!
Petite fiction de mon invention qui j'espère vous fera vous posez des questions. [la rime de merde =P]
Pourquoi Carry Dawn?
Mais parce que cette chanson colle parfaitement à mon histoire! =)


Yumii

# Posté le mercredi 13 mai 2009 12:09

Melody One

« Ne t'inquiètes pas, tu vas réussir. Tu es douée. Confiance ! =D Bsx la Mieux je t'aime <33 »

Je referme mon téléphone et me tourne vers la fenêtre. Je lâche un soupir, m'attirant le regard de foudre du prof. Théoriquement, je sais, je ne suis pas censé utiliser mon portable en cours, mais qui ne le fait pas après tout ?
Sauf que là, je suis bonne pour une petite remontrance.

- Akano, puisque apparemment tu informes un absent de la tenue du cours via Sms, viens donc au tableau nous faire un petit résumé de ce que je viens de dire.

Et me voilà devant la classe et le sourire sadique du prof, le cerveau évidemment vide de toutes informations utilisables.

- ...
- Naturellement. lance-t-il Si tu pouvais être aussi attentive en cours que tu l'es aux messages de ton portable, tu aurais pu me dire que f(X)=2²-...

Mon esprit se met momentanément en absent. Les maths me font toujours cet effet, du moins avec ce prof. Mon supplice prend fin avec la sonnerie libératrice de fin de journée. Je fais tomber mes affaires dans mon sac et trottine vers la sortie. Je traverse la cours et saute par-dessus la grille pour le rejoindre.

- Alors ? On ne prend même plus la peine de venir me chercher à l'entrée ? lançais-je sur un ton de reproche.

Il sourit et porte la cigarette qu'il tient entre ses doigts à ses lèvres. Après avoir recraché la fumée, il me la tend et j'aspire une bouffée à mon tour.

- Quand comptes-tu revenir au lycée ?
- ... Je ne sais pas. Ca ne s'est pas vraiment arrangé...
répond-t-il

Nous nous levons et quittons le buisson dans lequel j'avais atterri. En nous dirigeant vers chez moi, nous continuons à fumer tranquillement pendant que je l'informe des dernières nouvelles. Je lui raconte l'incident du cours de maths et ma chance insolente en anglais.

- ... purement incroyable. Il ne m'a pas interrogé une fois depuis le début de l'année. Je suis la meuf la plus vernie de la Terre ! m'exclamais-je

Il part dans un petit rire, rire qui me serre le c½ur. Nous passons la porte de l'appartement et jetons nos vestes sur le canapé. Sur la table de la cuisine m'attend le traditionnel mot de ma mère qui me demande de « rangerlelingemettrelamachineenroutefairelavaisellepasserl'aspirateurpendrelelinge... » et autres listes de corvées plus longues que le Premier Testament. J'y jettes un coup d'½il et comme d'habitude, remet tout ça à plus tard. Je m'aperçois qu'il a déjà disparu dans ma chambre. Je l'y retrouve, avachi dans mon pouf, s'allumant une nouvelle cigarette. J'entrouvre la fenêtre, et m'installe près de lui, à même le sol. Et silencieusement, venant du coin, j'entend l'appel qu'elle me fait. Celle qui porte mon nom.



Melody One

# Posté le mercredi 13 mai 2009 13:30

Modifié le vendredi 15 mai 2009 17:36

Song Two

- Arrête de stresser. Il n'y a aucune raison pour que tu n'y arrives pas. lance-t-il soudain.

Je m'escrime à faire des ronds de fumée en fixant le sol et réfléchit à ses paroles. Jusqu'il y a un certain temps, je me sentais pas si nulle que ça, seulement, maintenant, j'ai l'impression de ne vraiment pas être à la hauteur. Malgré ses paroles de réconfort, je ne m'en sens pas capable.

- C'est un peu étrange d'entendre ça de ta part, alors que toi, tu as complètement baissé les bras. lançais-je à mon tour.

Il ne répond rien. Je me lève et me place sur ses genoux sans qu'il ne bouge. Les mégots éteints ont été abandonnés dans le cendrier à côté de nous. Le moment n'est pas encore venu de savoir... Il ne me quitte que quelques heures plus tard, au moment où la nuit commence. Je me dépêche de faire la liste que m'a laissé ma mère et n'en termine évidemment pas la moitié avant son arrivée. Après avoir expédiés mes devoirs et mon repas, je branche mon mp3 et l'écoute encore une heure avant d'aller me doucher et de me coucher. Allongée sur le côté, mes yeux suivent la trotteuse de mon réveil...
Je regarde les minutes défiler lentement. Mon sommeil a été agité par de mystérieux rêves, je rattrape ma mauvaise nuit en dormant les yeux ouverts pendant que « Napoléon fait un coup d'état le 18 Brumaire an VII... ». Assise seule à ma table, je n'ai pas de voisines pour me déranger par des discutions futiles. En vérité, depuis l'incident, on ne m'adresse plus la parole. Certains ont peur, d'autres sont simplement trop bêtes. Tant que lui ne m'abandonne pas, cela n'a pas d'importance. A la fin du cours, en passant la porte, je reçois un violent coup à l'épaule qui fait valser mon sac et me fait moi-même trébucher. Sans lancer un regard vers le coupable que j'entends rire à mes côtés, j'entreprends de rassembler mes affaires. Au moment où je ramasse mon téléphone, celui-ci m'annonce que j'ai un ami. Ca tombe bien, les larmes me montent aux yeux.

« Une petite pensée pour toi. Parce que j'ai envie de te dire que t'es pas seule. Allez savoir pourquoi! Bsx *=) »

Mes larmes s'estompent immédiatement. Je respire un coup et me remet en marche. Je laisse derrière moi ceux qui ne valent rien. Et je le fais sans regrets.


Song Two

# Posté le vendredi 15 mai 2009 14:57

Music Three

La matinée défile et il est temps d'aller manger. Voyant la queue présente devant la cantine, je décide d'attendre un peu. Je pars m'installer sous le préau, assise contre un pilier. Mp3 aux oreilles, je m'occupe en rédigeant une petite nouvelle totalement ridicule.

- ...
- Pardon ?
m'écriai-je

J'arrache mes écouteurs et lève la tête pour apercevoir un adolescent qui m'adresse la parole.

- Je disais, qu'écris-tu de beau ? reprit-il

Encore sous le choc, je l'observe. Un détail chez lui me fascine, ce sont ses yeux. Ils sont très sombres, mais ont néanmoins un éclat singulier. Il me regarde avec un sourire bienveillant, mais son regard ne me trompe pas une seconde. Je lui tends ma nouvelle. Rapidement, il la parcoure et pose à nouveau ses yeux sur moi.
- Je peux me permettre un avis ? plaisante-t-il. C'est vraiment le truc le plus ridicule que j'ai lu !
- Tu trouves aussi ? m'exclamai-je
Nous partons dans un fou rire, qui me fait beaucoup de bien.

- Je m'appelle Aaron. dit-il finalement

A ma grande surprise, il se place à mes côtés. Devant mon air étonné, il ne fait pas une seule remarque.

- Alors Sweetie, c'est quoi ton nom ? demande-t-il.
- Sweetie ?
- Je trouve que ça te va bien.
répond-t-il simplement.

Je suis de plus en plus ébahit. Aaron commence à parler, avec une voix assurée. Il me parle de tout et de rien, de sa petite s½ur de 4 ans, une véritable peste, mais adorable comme un ange, de ses résultats scolaires, 16 ,5 de moyenne le gaillard, rien que ça, de son jean, neuf qu'il vient de trouer, oui, mais ça lui va bien. Je ne place pas un mot dans toute la conversation. Il parle trop, beaucoup trop pour quelqu'un qui connait à peine, ou pas du tout, la personne avec qui il dialogue. Mais j'aime ça. Sa voix est rassurante. Il s'interrompt pour m'interroger.

- Je peux me joindre à vous pour le déjeuner ?
- Pourquoi « vous » ? Il n'y a que moi.
soupirai-je
- C'est encore mieux. déclare-t-il

Il m'accompagne donc à la table, où je ne mange pratiquement rien comme à mon habitude, mais où je ne perd pas une miette de ses histoires. La moitié n'est peut-être que pure fabulation, mais je ne peux que me délecter de ses paroles. Il y a quelque chose en lui d'intriguant et cela m'attire énormément. Je voudrais découvrir ce que cache ses yeux tellement sombres. Savoir si je ne me suis pas trompé en voyant son regard.


Music Three

# Posté le vendredi 15 mai 2009 17:33

Lament Four

Pour la fille-qui-ne-met-jamais-de-com's-ou-presque __ Je t'aime de tout mon coeur t'saiis <33

______

Aaron ne me quitte pas de la journée. A croire qu'il connait mon emploi du temps par c½ur. A chaque fin de cours, je le retrouve sur mon chemin, m'attendant devant la porte ou paresseusement appuyer contre un mur. L'attention de la classe finit par se porter sur l'étrange couple que nous formons. Malheureusement pour eux, et heureusement pour moi, ils ne peuvent se permettre de venir me poser des questions. A la récréation de l'après-midi, je sors pour fumer. Comme à son habitude toute neuve, Aaron me suit.

- Ca fait longtemps que tu fumes ? me demande-t-il.
- Environ un an.

Je l'interroge du regard.

- Non, moi j'ai arrêté il y a environ 3-4 mois. répond-t-il à ma question silencieuse.

Je tire rapidement sur ma clope. Mon impression se fait plus forte.

- Qu'est-ce qui t'as fait arrêter ? lui demandais-je

Il hésite avant de me répondre, marque une longue pause et dit enfin :

- Pour ma copine... murmure-il
- C'est quelqu'un de bien alors. déclarais-je
- C'était. précise-t-il. Elle s'est suicidée.

Je reste sans voix devant cette nouvelle. Le silence qui s'ensuit est terriblement pesant. La cendre de ma cigarette s'effondre par terre d'elle-même puisque je suis pétrifiée sur place. Ayant assimilée cet aveu, je me reprends, mais ne trouve rien à dire.

- Tu n'as pas à dire quoi que ce soit. Je ne te le demande pas, ne t'inquiètes pas. dit-il en réponse à ma pensée.

Je finis silencieusement le reste de ma cigarette et nous rentrons dans le bâtiment. Pendant les deux heures suivantes, je ne peux me défaire de son visage. Plus j'y pense, malgré moi... La fin de la journée, tant attendue, m'annonce une heureuse nouvelle.

« Je t'attendrai devant la grille. Rejoins moi vite ! Bsx »

Je trotte donc jusqu'à l'entrée pour enfin apercevoir le visage que j'attendais.

- Tu as fait un effort aujourd'hui ! criai-je

Arrivée devant lui, je lève la tête pour croiser son regard. Ses grand yeux autrefois si bleus... En marchant, je jette un coup d'½il à son corps. Il a grandi. Il m'amène au parc où nous nous asseyons sous un grand peuplier. Il sort alors de sons sac une bouteille contenant une liqueur dorée et me la tend. Je porte le goulot à mes lèvres et avale une rasade du liquide. Je le sent descendre jusque dans mon estomac. Je lui rend la bouteille qu'il vide d'une bonne moitié. Il la range ensuite dans son sac et pose sa tête contre l'écorce fraiche. Ses yeux se ferment.

- C'est dur, tu sais. chuchote-t-il
- Je sais.

Je sors mon parquet de clopes, en prend une et la fait tourner entre mes doigts. Sa main se pose soudain sur la mienne, arrêtant mon geste. Je comprend et remet la cigarette dans le paquet que je balance au fond de ma besace. Sa tête se pose sur mon épaule. Etonnée, je tourne lentement les yeux. L'alcool a eu raison de lui, il est inconscient de son geste. Je sens moi aussi la chaleur me gagner et je dépose mon front sur le côté avant de m'endormir.



Lament Four

# Posté le samedi 16 mai 2009 17:29

Modifié le samedi 16 mai 2009 17:43